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Prévenir les risques épidémiques : approche communautaire et santé publique

Les maladies infectieuses font beaucoup de victimes dans le monde. Les maladies à transmission vectorielle sont responsables de plus de 17% des maladies infectieuses, et provoquent plus de 700 000 décès par an. Certaines formes particulièrement virulentes sont très sensibles aux conditions climatiques. Par exemple, la température, les précipitations et l’humidité ont un effet marqué sur les taux de reproduction, de survie et d’activité des moustiques qui transmettent le paludisme et la dengue; la température a une incidence sur le cycle de vie des agents infectieux eux-mêmes.

Environ 50 millions de personnes contractent la dengue chaque année. Le paludisme est responsable d’environ 57 % des 700 000 décès annuels liés aux maladies à transmission vectorielle, avec environ 216 millions de cas dans 91 pays en 2016.

On estime que le réchauffement de 2 à 3°C augmente le nombre de personnes à risque de paludisme de 5 pour cent au niveau mondial, soit plus de 150 millions de personnes.

Les distributions de nombreuses maladies infectieuses vont changer, surtout celles qui nécessitent la présence de vecteurs pour assurer la transmission. Les modèles prédisent de nouveaux territoires à risque.

 

Ces variables météorologiques interviennent également dans la transmission des affections d’origine hydrique et alimentaire, tels que le choléra et d’autres maladies diarrhéiques. Un temps chaud et sec est propice à la méningite à méningocoques – qui sévit dans une bonne partie de l’Afrique.

Le changement climatique pourrait accroître le fardeau de la diarrhée jusqu’à 10 pour cent d’ici 2030 dans les régions sensibles, comme l’Asie du Sud-Est.

Pluies plus intenses, associées aux événements El Niño ou à la mousson en Asie, vagues de chaleur vont affecter l’environnement épidémiologique avec pour conséquence probable une augmentation de la variabilité du risque d’épidémies pour toutes les maladies liées à l’eau, transmises par des vecteurs, ou dépendantes d’animaux réservoirs sauvages.

INTERVENANTS

Eric Sam-Vah

Adjoint au chef de délégation – responsable programme et opération, PIROI (Plate-forme d’intervention régionale de l’océan Indien de la Croix-Rouge française)

Philippe QUÉNEL

Directeur du Laboratoire d’Etude et de Recherche en Environnement et Santé (LERES) , Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP)

Tonje TINGBERG

Coordinatrice de la santé publique dans les situations d’urgence, Croix-Rouge norvégienne

Jean-François GUEGAN

Institut national de recherche sur le développement durable

Dr Stanislas REBAUDET

Médecin infectiologue clinicien et épidémiologiste, Hopitaux de Marseille

Awa Marie COLL-SECK

Ministre d’Etat, auprès du Président du Sénégal

décès de maladies à transmission vectorielle par an

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des décès de ce type de maladie sont causés par le paludisme

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des maladies infectieuses sont des maladies à transmission vectorielle

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